Témoignages

Yannick Zimmermann, coureur en 2006 lors de la tentative du double-tour pour la Fondation Théodora, avec Cl. Baumann et J.L. Ridet, et finisher 2013
Quelques retours sur mes expériences du Tour du Léman…
Septembre 2006…
Une expérience « off » extraordinaire en compagnie de 2 grands amis de course : Claude et Lulu… Depuis 2004, ce sont 2 personnes que j’ai appris à connaître et à apprécier avec, en filigrane, des envies et des expériences de bitume, de désert et de dénivelé de la part de chacun. Bref, on a été très rapidement sur la même longueur (marrant quand on parle d’ultra !) d’onde et on s’est régulièrement retrouvé au départ de courses. Dans le courant 2005, Lulu nous présente la Fondation Theodora et son projet de Tour du Lac avec son enthousiasme contagieux et il arrive même à nous vendre un DOUBLE Tour du Lac argh – je cite Lulu « Comme un tour du lac a déjà été réalisé par deux autres personnes, je propose qu’on fasse deux tours » – pour soutenir cette belle fondation ! Quand Lulu se lance dans un projet, il n’y va pas à moitié et cela s’est évidemment confirmé par la suite. Je repense souvent à ce Tour car ça a été un condensé de tout ce qu’on peut imaginer : des hauts et des bas qui sont le lot de tous ceux qui font de l’ultra, de l’émotion avec le vécu personnel de chacun de nous à ce moment-là ainsi qu’avec toutes ces rencontres sur le parcours… Un de mes amis – Ludo – qui a animé notre départ à Morges, les Docteurs Rêves et les personnes impliquées dans la Fondation, deux de mes élèves et leurs parents à St-Gingolph, Serge Roetheli sorti de nulle part à la douane du côté de Genève pour trotter avec nous, des jeunes de l’école où Lulu bossait en ce temps-là, tous ces coureurs qui sont venus faire un bout de route avec nous, Jacky Lagger pour le concert de fin d’aventure avec mon petit Thomas – 1 an – qui se trémoussait… C’était fort tout ça et je repense souvent au panneau du clown – référence au personnage visible sur le logo de la Fondation Theodora – que j’avais confectionné avec mes élèves dans le but qu’il nous suive tout au long du parcours… Il était là tout le temps, à chacun de nos arrêts… Une bien belle aventure qui s’est achevée après un tour (Morges – Morges soit 175 bornes)… L’idée était de partir à trois (Claude, Lulu et moi) et de finir à trois… Les aléas de l’aventure ont fait que nous avons souhaité nous arrêter : blessure, fatigue extrême… Personnellement, j’étais fier de nous car la marche était tout de même relativement haute. Je pense que Claude était du même avis mais cela a été plus difficile pour Lulu qui y avait mis tout son cœur et toute son âme… Par la suite, la vie personnelle de chacun a fait que nos chemins se sont un peu éloignés. Nous nous sommes parfois retrouvés volontairement sur des courses (UTMB avec Claude en 2007, les 24h de Bâle en 2008 avec Claude et Lulu,…) ou par hasard (Claude retrouvé par hasard sur la ligne de départ des 100km de Bienne en 2015). Je dois avouer qu’à partir de 2010 et après le Grand Raid de la Réunion, l’envie de me lancer sur du long m’a un peu quitté. A partir de là, la famille et les enfants sont devenus plus clairement ma priorité, mon travail m’a pris plus de temps et le fait de m’entraîner régulièrement est passé au second plan. Depuis, je cours toujours régulièrement mais complètement au feeling selon l’envie du moment et je dépasse rarement l’heure de course. Ca ne m’a pas empêché de faire quelques petites folies ici ou là sans forcément l’entraînement adéquat mais en puisant sur mon expérience passée : pas forcément bien si on veut être complètement à l’aise dans sa course et échapper aux blessures ! Je pense souvent à mes deux amis « trahuls » et ne les oublierai jamais…
En 2013, lors de la première de l’Ultratour du Léman organisé par Lulu, je me devais de faire partie des coureurs. Je suis accompagné par mon meilleur ami Léo qui va me suivre à vélo (il m’a déjà accompagné à 5 reprises aux 100km de Bienne) et chacun de nous se rend parfaitement compte de la longueur du tracé. Essayez de faire déjà la boucle en voiture et vous vous rendrez compte du côté interminable de ce tracé alors imaginez-vous en courant, voire en marchant sur ces 175 bornes… 7 ans ont passé depuis 2006 mais je me rappelle de beaucoup d’éléments : le bord du lac et des petits chemins magnifiques dans les environs de Lausanne, la route côté France à partir de St-Gingolph terriblement angoissante car peu ou pas de trottoirs et des voitures roulant particulièrement vite, l’arrivée sur Genève avec le jet d’eau dans le viseur, la campagne et des lignes droites interminables dans la région de Nyon,… Pendant ce Tour du Lac 2013, j’ai le plaisir de retrouver Claude qui se lance également sur la boucle. Le départ se fait à 7h00 par une magnifique journée et tout se déroule plutôt bien jusqu’à Genève. Après, le temps tourne et le retour s’avère périlleux avec passablement de pluie. Il fait nuit et la visibilité dans ces conditions n’est pas top mais Léo et moi sommes prudents et tout se passe à merveille. Comme image assez hallucinante, je vois encore Léo qui n’en peut plus et qui s’arrête une quinzaine de minutes pour pioncer sur un paillasson d’un office du tourisme dans la région de Lausanne : il doit être 4h du matin… J’attends qu’il émerge et on se remet en route. La fin est difficile, j’ai beaucoup de mal à courir – rappelez-vous que je ne m’entraîne plus vraiment depuis 2010 ! – mais je m’accroche. Depuis 2005 et un abandon à l’UTMB, je m’étais toujours juré que je ne flancherai plus jamais à cause du mental. S’il s’agit de problèmes physiques ou physiologiques ingérables ok mais la tête non ! L’arrivée est magnifique et Lulu nous accueille Léo et moi à coups de cloche : il est 10 heures ce dimanche avec… une sortie TRES longue de 27 heures environ pour ce nouveau tour ! Beaucoup d’émotion à nouveau, je suis tellement heureux de retrouver un Lulu ému comme jamais pour chacune des arrivées, ma femme et mes 3 enfants de 8, 6 et 4 ans qui ont fait le déplacement pour me retrouver, Claude qui a dû abandonner durant la nuit mais qui est également présent à Villeneuve pour mon arrivée et celle des suivants. Je suis également aux anges d’avoir pu boucler cette nouvelle aventure avec mon pote Léo ! Que c’est bon de courir ! Les prochains jours, retour sur terre avec des douleurs partout… Mais je sais très bien que le temps fait bien les choses et qu’en l’espace d’une semaine, tout rentrera dans l’ordre, ce qui a été finalement le cas. Belle vie à l’UTL et à son magnifique ambassadeur, mon copain Lulu !

Christian FATTON, 2e en 2013
“Très belle course à l’ambiance sympa et bon enfant, où le souper du vendredi soir invite chacun à se sentir tout de suite à l’aise et bien accueilli. Une belle boucle avec de beaux points de vue, qui pourrait devenir une classique franco-suisse de septembre. Et pour ceux qui ont le Spartathlon 2 semaines plus tard, la dernière grosse sortie pour finir une préparation ad’hoc. Autour du Léman, avec l’Ultratour, vous naviguez dans le plaisir le temps du week-end !”

Philippe VERDIER, vainqueur 2013 et recordman en 17h13
“UTL … 3 lettres qui me rappellent de si beaux souvenirs.
Chaque mois de septembre une petite once de nostalgie m’envahit.
L’UTL est un peu à part dans mes souvenirs de courses: en effet quoi de mieux que de partager en famille 17h d’efforts autour de la “flaque” entourée par de somptueuses montagnes et de plaisants vignobles, le tout gardé par de majestueux forts plus que centenaires.
Après avoir fait les 100 km de Millau accompagné en vélo par mes 2 premiers fils de 13 et 14 ans, chacun ayant fait la moitié, ils m’ont demandé si on pouvait rempiler quelques années plus tard … étant peu adepte de refaire les mêmes courses, il y en a tellement à faire, et ayant pris un immense plaisir à partager Millau avec les enfants, je me suis penché sur une carte et le calendrier et ai découvert les 176km d’une nouvelle coursette, l’UTL, qui permettait un suivi vélo.
Rebelote donc, j’ai vécu une course quasi parfaite avec un changement d’équipier vélo à Bellevue. Beaucoup de pluie lors des dernières heures, des bénévoles sympas, quelques jardinages, de bons ravitaillements, un accueil chaleureux, quelques coureurs rencontrés sur le chemin qui font quelques km avec nous, de bons enfants équipiers fiers de leur papa, que demander de plus ?
Merci à Jean Luc pour nous permettre de vivre cette aventure, n’hésitez pas à vous y inscrire, vous ne le regrettez pas. Et si vous pouvez le faire en famille, foncez !”

René LECACHEUR, vainqueur en 2014, 2015, 2017, 2e en 2016
C’est un immense plaisir de venir narrer ma course (vue de l’intérieur) et de partager le plaisir de gagner cette 5e édition de l’Ultra tour du lac Léman (175kms).
Cette victoire est la 3e en 4 participations (2014, 2015, 2017) ; elle ne m’a pas permis de battre le record du tour mais s’ajoute à celle des 24h de Villeneuve-CH (obtenue en avril dernier) comptant pour le challenge de ces 2 épreuves cumulées pour l’Ultra Boucle de Villeneuve.
Dans ce contexte, je vais essayer de vous raconter mon périple d’un peu plus de 19h par ces quelques mots, ces quelques lignes qui devinrent des kilomètres pour boucler ce tour, ou plutôt cet Ultratour !
Apparemment simple, mais pas tant que ça…
Parti en 4e position dès les premiers hectomètres à une vitesse de 10,2 km/h, j’ai bien senti que devant ça partait vite et que bon nombre savaient que j’étais le coureur entre autres à surveiller, mais puisque j’étais derrière, ma foi… j’étais un peu impressionné au vu du train mené, j’essayais surtout de rester si possible au contact.
Marchant à plusieurs reprises dès le début pour respecter mes consignes de course, les écarts se creusèrent quelques peu, tout en les ayant en ligne de mire.
grâce aux ravitaillements positionnés tous les 25kms, où m’attendait mon sac à dos déjà prêt en alimentation et hydratation, je restais pas trop loin sans savoir si vraiment j’étais avec des solo ou des duo.
Enfin, pour le moment, le stratégie me permis de gagner du temps et me hisser à la 3e place dès le premier arrêt, et d’avoir ensuite mes concurrents du jour plus proche de moi, à quelques de mètres devant moi.
Devant toujours devoir ralentir ou marcher pour garder l’allure, je me disais que c’était bon signe de courir avec le ‘’frein à main’’, en essayant de compter l’évolution des secondes qui nous séparaient à chaque passage devant une ombre, un poteau ou un panneau…, et incontestablement le temps fondait comme neige au soleil, jusqu’à ressentir le soulagement de pouvoir les rejoindre.
La température s’élevait au gré des heures de course, et les premiers signes de fatigue se mesuraient sur mes adversaires dès lors que le dénivelé s’élevait à son tour.
C’est en fait là que tout devint différent. Passé le premier marathon, je pris la tête de la course en imposant toujours la même allure, un train que personne semble-t-il voulait prendre le risque de maintenir sur les heures chaudes à venir, alors seul le risque je pris avec les conséquences qui pourraient survenir. Je l’avais décidé, c’était l’année ou jamais…
L’après-midi, sous une chaleur plus conséquente et une hydratation pas forcément brillante, je sentais que le soleil me pesait à l’approche de Genève.
Mon allure était de plus en plus difficile à tenir, visiblement à mon tour la mécanique s’enrayait…je marchais, courais, j’alternais, l’avance fondait, mais cette fois ci je subissais. Evidemment derrière ça revenait ;
Par chance, j’ai le bonheur de bénéficier le soutien de Ekkehard Ernst (vainqueur UTL4) entre le R3 et le R4.
Son accompagnement me redonna le sourire au moment où je n’étais pas forcément au mieux. Il m’encourageait, on se rappelait les bons souvenirs de l’édition précédente.
Arrivé au 4e ravito, il m’encouragea une dernière fois car il était bénévole à cet endroit, me souhaitait bonne chance en croyant en moi.
Ce fut difficile de rejoindre le R5 sans lui, mais un fait de course aller lancer ma course…
A quelques hectomètres de là, je me retournais et je crus voir revenir Sylvain, moi qui le croyait si loin… comment ai-je pu le laisser revenir ?
j’étais en danger et il fallait vraiment faire quelque chose…
Le stress m’envahissait… je compris que là au vu des heures passées je ne pouvais céder. Il était hors de question de me faire dépasser mais qu’il fallait coûte que coûte avancer. Mais avant, il fallait se ravitailler, notamment en glucides dont je manquais, car à partir de maintenant tout allait changer…
Je pris comme apports de la banane et pomme de terre, mais aussi soupe et café pour me relancer pour ces 65 derniers kilomètres, car maintenant il n’était plus question de ‘’dormir’’ !
En repartant du R5, je testais différentes allures entre 9,5 et 10 pour définir la plus agréable tout en gardant sous le pied dans le cas où cela ne suffirait.
Les kilomètres passèrent à nouveau agréablement, la température y étant forcément pour apaisement avant que la nuit ne tombe aux abords de Lausanne, puis la pluie ne vienne faire barboter mes foulées. Motivé à ne pas me faire remonter, je maintenais l’allure car on m’avait annoncé que le 2e était revenu à 20min au Ravito5, et que ce n’était pas Sylvain mais… Ruthann !
Dans la précipitation au dernier ravito, j’avais oublié de changer de Roadbook ! Traverser Lausanne sans Roadbook me paniquait à cette idée.
Par chance (une nouvelle fois ), je croisais une amie qui me le ramena, et me sauva ! Elle qui avait déjà fini sa partie de course ‘’Duo’’. J’avais donc une bonne étoile ce jour là, elle s’appelait Paola !
Le 6e ravitaillement arrivait ainsi….visiblement l’allure tenait, mon rêve survivait. Et déjà le R7 approchait… et encore j’espérais !
Les 25 derniers kilomètres faisaient augmenter le bruit de ma respiration, j’en ‘ajoutais’ en allure, espérant pourquoi pas passer sous les 19h puisque le record du tour que je tentais était malheureusement déjà révolu.
Le bord du lac se dessinait par une blanche lumière de lampadaires, dont l’extrémité illuminée de rouge en sonnait la fin. Une fin que j’attendais, patientais en évitant de décompter ce qu’il restait, en courant tout ce que je pouvais.
Ainsi, l’entrée de la commune de Villeneuve arrivait, puis celle de la salle d’où on entendait la cloche de l’arrivée du premier coureur…oui c’était moi, ‘’c’est pour toi qu’elles retentissent’’, me dis-je…le sourire m’envahissait, la joie me gagnait celle de ne pas avoir cédé, celle de tout simplement d’avoir pour la 3ème fois…gagné.
J’aimerais remercier tous les bénévoles à chaque ravitaillement, pour leur aide, leur sourire, leur accueil, leur serviabilité.
Merci aussi à mes amis UTL qui m’ont aidé en réparant mes oublis (Merci Raphaëlle pour mon k-Way) !
C’était une nouvelle fois une épreuve où j’ai encore beaucoup appris, pris la mesure d’une bonne préparation pour se lancer le défi de faire le tour du lac.
Si je devais retenir un seul souvenir de cet UTL5, ce serait les accolades entre coureurs lors du départ. On se souhaitait tous bonne chance, bonne course, c’était si chaleureux, c’était magique !
Et si je pouvais retenir un second souvenir, ce serait le moment partagé avec les enfants, 1h avant le départ… quoi de plus beau que ce moment…
On se racontait des histoires, et permettez-moi d’en partager une que j’ai retenue :
‘’C’est Pète et Répète qui sont dans un bateau.
Pète tombe a l’eau, qu’est ce qui reste ??…réponse : Répète (bien sûr !)
Pète et Répète qui sont dans un bateau.
Pète tombe a l’eau, qu’est ce qui reste ??…Répète !’’
Pète et Répète qui sont dans un bateau.
Pète tombe a l’eau, qu’est ce qui reste ??…Répète !’’
Quoi de plus beau que de partir avec le sourire ? !! Merci les enfants !”

Juan GOMEZ, vainqueur en binôme en 2017 et abandon en 2015
Je me souviens encore de ma première decouvert avec le monde Ultra, c’etait l’année 2015 quand j’ai fait mes premiers contacts avec cette famille Ultra vers Jean Luc. Depuis… j’ai participé à deux 24h. U.B.V. et deux fois l’UTL. Mais je dois dire que l’UTL5 a marqué pour toujours ma vie Sportive.
Cette année au mois de Avril après d’avoir parcouru presque 140km à l’U.B.V., je m’avais dit que cette année mon rendez-vous à l’UTL5 serait différent et inoubliable… Et voilà ça bien passé comme ça et je me suis pas trompé. J’avais envie de participer à l’UTL5 mais de une façon différente et especiale, donc j’avais proposé à une super athlète de le realiser en Dùo, malgré la surprise de nôtre loulou Jean Luc, les inscriptions sont fait. elle s’appelle Paola Coccato, une femme admirable et à la fois une championne avec une classe unique.
Après 5 mois des compétitions (Duathlon, Triathlon et des entraînements) la date et le départ de l’UTL arrivé l’heure. C’est vrai que cette année l’UTL as veçu une participation inférieure que les années précédentes mais Madame, Monsieur… Quelle qualité des coureurs/coureuses… Pour moi tout un luxe de courir avec eux et grâce à eux je deviens mieux athlète et personne.
Bien sûr, tout va accompagné de ces super Staff qui fonts la course moins douleureuse.
Le jour de la course arrive et à 5h. Les lumières illumine la salle… Je commence à Ouvrir les yeux et je voyais dejà à ma gauche notre Champion René Lecacheur preparer ses munitions des sacs, habillé et motivé.
À ma droite, je voyais manger de façon vegane à mon binôme Paola Coccato et des autres à peine bouger de son sac de couchage…
À 7h. Le Départ et moi je retourne à mon sac quelques minutes plus tard pendant Paola devore des Km avec son style.
Il est 14h. C’est l’heure d’aller jusqu’a Geneve où je prendrai le Relais, mais bien sûre en passant vers la France pour encourager tous les autres coureurs,coureuses…
On arrive vers le Ravito 3 grâce à notre super chauffeur Stefano, et on vois de loin courir à Paola toujours en forme, et ça me donne beaucoup d’energie pour la suite.
En attendant au Ravito 4 je decouvre la sympathie et experience des plusieurs participants, belle experience avec une equipe Staff de choc.
Il est 17:50 est Paola arrive âpres 10h. 48min , super performance,
Dans ce moment ma motivation est au top et tout me dit que je vais tout donner…
Âpres quelques photos je decide prendre la route de retour…
La Meteo est bonne et le plus important encore il fait jour…
Mes jambes me demande d’aller rapide est ma tête me dits de dosificier si je veux finir heureux.
J’arrive au Ravito 5 avec plein d’ Energie, je decide me preparer pour la nuit, je mange bien à voir trop et je reprends la route…
Quelle est ma surprise que âpres 5 km je me rend compte d’avoir mangé beaucoup trop, donc mon rythme descends considerablement mais toujours en mouvement et toujours avec l’objectif d’arriver au Ravito 6 .
Pour moi je trouve difficile ce tronçon entre Rolle et St. Prex, il fait nuit, des longues lignes droites au milieu de la campagne… Je fais des connaissances avec un herisson qui se croise dans mon chemin et plus tard avec une serpent docile, mais qui fait aumenter mon allure… âpres avoir depassé quelques coureurs j’arrive au Ravito 6 où deux belles femmes Staffs et un gentil Homme m’encouragents pour la suite.
Je decide pas perdre de temps au Ravito et je decide continuer…
Quelques minutes plus tard je m’aperçois de pas avoir rempli ma CamelBack mais ça ne m’inquiète pas trop, je sais que je retrouverai plus tard des belles fontaines…
Mon objectif maintenant etais arriver au Ravito 7.
La distance entre ces deux Ravito est un peu plus long mais je suis conscient est mon allure commence à être constant, je decide d’utiliser le metode Cyrano à 9′ pour arriver en bons conditions au dernier et suivant Ravito…
Âpres d’avoir passé le Bord du Lac je me dirige vers le Château d’Ouchy où je bois et rempli mon sac… Depuis là, je commence à parler seul, et je rentre dans une circule des pensées pas motivantes et negatives…
Le chemin est long mais j’arrive en fin au Ravito 7 , deux personnes magnifiques m’attendais et dans ce moment je commence à manger comme jamais…tremper un canapé de foie_gras dans le café, etc… Je recupere des forces et je me dit que du Ravito 7 à l’arriver je dois tout donner et avoir de plaisir… Effectivement je suis surpris de comme mes endorfines deviens folles dans ce moment et mes jambes me demandent d’aller plus vite… Le positive que ce tronçon je lui connais très bien, et ça me favorise… Le vent souffle, il fait froid, mais rien m’empêche pas de continuer…
Je vis une sensation de bonheurs totale et absolute en rentrant à Montreux, ville ou je habite…
Je me dit,ça c’est fait encore une peu, fonce… Et je vois de loin âpres les Château de Chillon deux coureurs magnifiques et je decide aller à la chasse… J’arrive à ses pieds… Eux me voient bien frais et me demandent si j’avais fais le parcours complet… Ça me fait rire encore les voir monter le rythme au moment que je lui reponds negative… Et j’accelère jusqu’à l’arrivée en Sprint pour obtenir la 5e place de la General et 1er par equipe avec un temps de 22h 46min.
Content de la performance de mon binôme et moi et content aussi de retrouver à Jean Luc à l’arrivée avec un grand sourire… À très bientôt…

Pierre ZÜRCHER, bénévole depuis le début (UTL 2013-2017)
“Mon cher Lulu, je te remercie de m’avoir accordé l’immense privilège de pouvoir participer, en tant que bénévole, à l’organisation de l’Ultra tout du Léman, depuis ses débuts en 2013. Je croyais que les coureurs (et coureuses) à pieds étaient des athlètes anonymes, qui focalisaient uniquement sur leur performance.
J’ai découvert un monde et surtout des personnages auxquels je me suis attaché, même si mes contacts avec eux se limitent en principe à quelques minutes, soit le temps qu’ils souhaitent s’arrêter aux ravitos. J’ai aussi développé d’excellentes relations avec les autres bénévoles.
Chaque coureur est toujours très respectueux, du matériel, de la subsistance, des bénévoles. Même après des heures de courses et au travers de leurs silences, on perçoit une force incroyable dans leur regard. Ils semblent ailleurs, au prochain ravito ? à l’arrivée à la Tronchenaz à Villeneuve ? Et ce calme, ce silence. C’est très impressionnant !
Je suis principalement en poste à Chens-sur-Léman (ravito 3), en France, soit après environ 64 kilomètres de course. A ce poste, les coureurs ont donc déjà un marathon et demi dans les pattes. Les écarts sont parfois importants, mais il y a aussi des coureurs qui arrivent ensemble, par petits paquets d’au maximum…2 coureurs !
J’aime à me dire qu’ils écrivent chacun leur histoire, leur aventure, leur parcours et qu’il vaut la peine de les encourager vivement dès qu’on les voit poindre à quelques centaines de mètres du ravito et encore lorsqu’ils repartent. Le chemin solitaire doit sembler long entre deux ravitos (tous les 25 kilomètres environ). Alors, lorsqu’ils sont là, au ravito, certains ne restant que deux minutes et d’autres une dizaine de minutes, il faut s’en occuper dignement. On leur demande en priorité comment ils vont, si tout se passe comme ils le souhaitent. Et puis, on leur propose à boire, du froid ou du chaud, voire les deux… Et puis à manger, ou grignoter pour certains. Il y a du salé, du sucré. Tout est prêt en quantité abondante pour que même le dernier coureur se sente accueilli comme le premier.
Je me fais un plaisir d’encourager les coureurs que je croise sur le parcours (je fais le tour du lac… en voiture) après la fermeture du ravito. C’est fugace quand je les croise, quelques fractions de seconde. Mais un « Vas-y !!!! Bravo !!! » est tellement facile à offrir.
Je n’ai qu’une hâte, la prochaine édition de l’UTL 2018 !”

Philippe DELANGHE, accompagnateur de Thierry Adeline en 2015
https://paleophil.com/2015/09/26/ultra-tour-du-leman-les-impressions-dun-accompagnateur/

Jean-Pierre VERNIER, marcheur, UTL 2017
“Un marcheur au pays des Ultra Runners
Je baigne depuis 50 ans dans la marche athlétique de vitesse puis de grand fond, le Tour du Léman j’en rêve depuis mes années Tour de Romandie 80-90 avec Russes et Chinois, à chaque fois je demandais à André Chuard de Genève “quand est-ce que tu nous organises ce tour du Léman ?”.
Puis j’ai lu les exploits des marcheurs Suisses sur le Tour du Léman, Jean Linder (26h en 1931 sur 203km) et Michel Valloton (19h17 en 1970 sur 170km). Jean a été le premier vainqueur du Paris Strasbourg en 1926 (500km en 78h).
Alors quand Lulu accepte mon engagement cette année et malgré mon manque d’entrainement j’ai foncé ou plutôt essayé de passer ce cut off de 6km/h.
Sur les 3 premiers ravito j’avais un peu de marge et je n’étais pas si loin des Charles, Philippe, Maria. Quand j’ai vu enfin le jet d’eau de Genève, j’ai compris que le retour par Lausanne allait être compliqué. De plus je venais de perdre mon road book et certainement moins lucide la nuit tombée, je me suis engagé sur l’autoroute à Bellevue et j’ai zappé le ravito 4 qui était juste dessous l’échangeur. Quand je suis revenu au R4 je n’avais plus de marge pour passer le cut off.
Pourtant Lulu et son équipe avait fait le job avec plusieurs moyens de repérage (2 versions de Roadbook, GPS, fléchage et marquage au sol).
L’aventure s’arrêtait pour moi à mi-course. Dans la voiture balai, j’ai bien discuté avec Maria et Philippe, lequel a bien connu le fameux Roger Quemener, 7 fois vainqueur du Paris-Strasbourg.
Finalement je retrouve chez les coureurs d’ultra le même état d’esprit que les marcheurs et je reviendrai sur l’UTL après avoir re-dompté le 100km par exemple à Belvès ou à Bienne.”